2. septembre 2019

Histoire postale

Jusqu’à la fin du Moyen-Âge, il n’existe pas de service postal public. L’Empereur, le clergé et les seigneurs utilisent des messagers et des cavaliers qui sont envoyés directement à destination avec les messages écrits. Le négoce et les corporations des villes acheminent leurs lettres au moyen de messageries locales.

Maximilien Ier instaure en 1490 des relais de poste dans le Saint-Empire romain germanique, auprès desquels les cavaliers échangent chevaux et messages, mettant ainsi en place un nouveau système de transmission du courrier.

Rodolphe II place le service postal sous autorité impériale en 1597. La «Régale des postes» concède à l’Etat le droit d’établir et exploiter des établissements postaux. Ceux-ci se développent au cours des années, tant à l’échelon régional que national. L’acheminement d’une lettre par-delà les frontières de ces postes régionales ou nationales est cependant très laborieux et doit être réglé en vertu de nombreuses conventions bilatérales ou par des agents postaux.

Au cours du 19e siècle, deux innovations décisives voient le jour dans le sillage de l’industrialisation galopante de la société : en 1840 est émis le premier timbre-poste en Grande-Bretagne et en 1874 est fondée à Berne l’Union générale des postes, rapidement rebaptisée Union postale universelle.

La fin du 19e siècle voit une automatisation galopante du traitement postal, marquée entre autres par les empreintes machine. Depuis la fin du 20e siècle, la poste connait une privatisation croissante.

L’ensemble de ces développements historiques forment les composantes de l’histoire postale. L’histoire postale constitue, après la philatélie traditionnelle et la philatélie thématique, une branche assez récente, elle-même diversifiée. Les subdivisions de l’histoire postale ont toutes en commun d’être orientées non pas sur le timbre, mais sur le document postal. Sont ainsi examinés les affranchissements avec ou sans timbre, les barèmes tarifaires, les empreintes et autres formes d’oblitération, les marques et cachets spéciaux et bien d’autres choses encore. Dans ce contexte, il est essentiel de maîtriser les règlements et conventions des postes, afin de pouvoir décrire un document de façon exacte et exhaustive. Tout cela fait de l’histoire postale une discipline à part entière.

Au sein de la philatélie organisée, on distingue actuellement les branches suivantes:

  • Collections d’histoire postale antérieure à l’émission des premiers timbres (préphilatélie)
  • Collections d’histoire postale antérieure à l’avènement de l’Union postale universelle (UPU), soit l’époque des conventions postales bilatérales
  • Collections d’histoire postale postérieure à l’avènement de l’UPU (1875 à nos jours)
  • Etude des empreintes postales (marcophilie)
  • Collections d’histoire postale régionale ou locale
  • Collections spécialisées plaçant l’histoire de la poste dans le contexte social et l’époque contemporaine (p.ex. courrier censuré, lettres purifiées, etc.)

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